Taux de prothrombine et INR, mesurer la coagulation du sang

Le taux de prothrombine sert à mesurer la vitesse de coagulation du sang. Exprimé en INR ou International Normalized Ratio chez les personnes sous anticoagulants, ce taux permet de prévenir contre plusieurs maladies.

C’est quoi le taux de prothrombine ?

Pour ceux qui ne le savent pas, le taux de prothrombine donne la possibilité de connaître le temps de coagulation du sang. Il permet entre autre d’apprécier l’efficacité de nombreux facteurs qui jouent un rôle dans la coagulation. En général, ce taux s’exprime en pourcentage ou en secondes mais chez certains patients, il est donné en INR. Cette dernière compare le temps de coagulation du patient à celui d’un témoin sans troubles de coagulation.

Il faut doser le taux dans le cas de trouble hémorragique pour déterminer le niveau de coagulation sanguine du patient. D’ailleurs, les médecins conseillent vivement cet examen pour prévenir des différents risques encourus par le patient. Pour cela, ils prélèvent un peu de sang dans un tube citraté à 3.8%. Si le taux est normal, le résultat devra être compris entre 70 et 100% et l’INR devra être égale à 1.

Pour les personnes sous traitement, il est nécessaire d’informer le médecin traitant. En effet, pour que le résultat soit correct, il faut préciser que le patient reçoit un traitement anticoagulant par antivitamine K par exemple ou qu’il avale d’autres médicaments. Pour ce cas de figure, il faut indiquer le nom, la dose et la date de dernière prise du médicament. À la fin, si le résultat des tests du patient montre que l’INR se trouve entre 2 et 4.5, on peut dire que tout est normal. Dans le cas contraire, le médecin devra lui prescrire un traitement.

À quoi sert ce dosage ?

Le taux de prothrombine est le calcul de la vitesse de coagulation du sang dans certaines situations bien précises. Il permet également de mesurer l’état du foie et de surveiller l’état d’une personne sous anticoagulant. Le résultat de cette évaluation varie selon chaque personne. Dans le cas où le résultat affiche un taux assez bas, cela montre que le patient a une malabsorption digestive, une anomalie congénitale ou acquise. Lorsque le taux est vraiment très bas, les risques de saignement augmentent.

Pour ces nombreuses raisons, il est vraiment préférable que le médecin traitant soit au courant de tous les traitements auxquels le patient est soumis ou non. Cela facilitera le diagnostic et évitera de faire n’importe quoi. En terme plus simple, le médecin et le patient devra donc s’entraider pour réussir à résoudre les problèmes auxquels il devra faire face.

Quelques conseils pratiques

Il faut savoir que le taux de prothrombine baisse et l’INR augmente lorsque le temps de Quick s’allonge. On remarque surtout ce phénomène en cas de maladie hémorragique du nouveau-né, d’insuffisance hépatique, de déficit en vitamine K ou de consommation excessive d’AVK. Mais ce n’est pas tout. Ce symptôme est également visible dans le cas d’une fibrinolyse, d’une coagulation intravasculaire disséminée, d’un déficit isolé ou d’une présence d’un anticoagulant circulant.

Certains médicaments comme les antibiotiques, colestyramine, nortriptyline, sulfonamide, aspirine et thyroxine peuvent en effet être à l’origine d’un INR trop élevé à ceux recherchés. Il faut donc faire attention à ne pas faire trop d’excès. D’autres médicaments tels que les œstrogènes, les barbituriques, les colestyramines et les gluthétimides par contre entraînent une diminution de l’INR. Pour que le résultat ne soit pas faussé, il faut bien suivre le régime prescrit par le médecin et faire très attention à ce que l’on mange. Les aliments très riches en vitamine K comme les choux, les brocolis ou encore les légumes verts sont à éviter. Il est préférable de manger léger et frais.

Auteur de l’article : admin

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